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Alexandre Deineka, Les Stakhanovistes(1937), Galerie nationale, Perm

Expositions temporaires

Lénine, Staline et la musique

Du 12 octobre 2010 au 16 janvier 2011

Poursuivant une thématique autour de la relation entre la musique et le pouvoir, déjà entamée en 2004 lors de l’exposition Le IIIe Reich et la musique, la Cité de la musique présente une chronique de la vie musicale durant les trente premières années de la Russie soviétique. Cette exposition situe la création musicale dans le contexte des mouvements artistiques et de l’histoire de la Russie de la révolution d’octobre 1917 à la mort de Staline en 1953. Elle examine la place de l’art et des artistes dans l’élan révolutionnaire, et son évolution vers une instrumentalisation par le totalitarisme soviétique. Au-delà de ce régime, elle pose la question de l’indépendance de la création artistique face au pouvoir politique.

Conçue en deux grandes parties mettant en opposition les utopies révolutionnaires à la mise au pas stalinienne, Lénine, Staline et la musique réunit près de 400 oeuvres empruntées au domaine musical (partitions autographes et imprimées, instruments de musique, maquettes et costumes de ballets et d’opéras), aux arts plastiques (peintures, dessins, gravures et sculptures), à la photographie et au photomontage, au cinéma (extraits de films et affiches) et aux archives audiovisuelles (documents de propagande, concerts filmés…).

Réalisée dans le cadre de l’Année France-Russie 2010, l’exposition fait appel à des prêts exceptionnels provenant des principaux musées de Moscou (Galerie Tretiakov, Musée Glinka, Musée central d’histoire, Musée du théâtre et de la musique A. A. Bakhrouchine, Musée Gorki…) et de Saint-Pétersbourg (Musée russe, Musée de la musique et du théâtre, Musée de la ville de Saint-Pétersbourg, Bibliothèque nationale…).

La visite s’effectue avec un audioguide qui donne accès à la bande-son des films et au contenu musical de l’exposition. Un audioguide spécifique et un livret-jeu accompagnent les jeunes visiteurs. Pour les déficients visuels, des éléments tactiles répartis sur le parcours complètent l’audiodescription de l’exposition.

Cette exposition est organisée dans le cadre de l’Année France-Russie 2010 / www.france-russie2010.com

France Culture organisera une soirée spéciale autour de l'exposition le 20 octobre de 19h à 21h à la Cité de la musique (entrée libre dans la limite des places disponibles).
L'émission "La Fabrique de l'Histoire" sur France Culture sera consacrée du 18 au 22 octobre aux rapports entre pouvoir et création.

Commissariat de l'exposition :
Pascal Huynh, musicologue

Scénographie:
Projectiles

Horaires

Du mardi au samedi de 12h à 18h
Nocturne le vendredi jusqu'à 22h
Le dimanche de 10h à 18h
Ouverture exceptionnelle jusqu’à 20h les 12, 13, 14 et 16 octobre, le 18 décembre et les 5 et 8 janvier.

Richard Melloul, Georges Brassens à Bobino,, 1969

Brassens ou la liberté

DU 15 MARS AU 21 AOÛT 2011

Né en 1921, décédé en 1981, Georges Brassens est doublement fêté en 2011. La Cité de la musique lui rend un hommage tout particulier, visant, au-delà des images stéréotypées, à le faire découvrir sous un angle inédit, parfois surprenant.

Tout le monde connaît Brassens, en France, mais aussi à travers le monde ; tout le monde a siffloté un jour ses chansons les plus célèbres, Le Gorille, Les Amoureux des bancs publics, Auprès de mon arbre et bien d’autres. Mais sous ces aspects aujourd’hui consensuels et fleurant bon la France d’antan, se cache un individu rare, hautement lettré, fin connaisseur des grandes figures de la poésie française, de François Villon à Baudelaire et jusqu’à son contemporain Paul Fort ; un grand timide mal à l’aise sur scène, mais aussi un formidable musicien pétri du swing et amoureux de Charles Trenet ; un anarchiste qui choisira une voie solitaire et individuelle plutôt que les combats collectifs, sans renier ses convictions, s’opposant à la guerre, à la morale bien-pensante ou à l’arbitraire de la justice ou de la police.

Comment parler de Brassens aujourd’hui ?
La Cité de la musique a demandé au dessinateur et auteur Joann Sfar – le père du Chat du rabbin mais aussi le réalisateur d’un premier long métrage consacré à Serge Gainsbourg – de transmettre sa passion pour Brassens sous la forme d’une exposition qui s’adresse à tous, petits et grands, qui donne envie de jouer ou de chanter Brassens, qui invite à reconsidérer sa puissance libertaire dans la France des années 1950 à 1980. Il propose un parcours plus ludique que didactique, incitant à la déambulation au milieu d’une forêt d’arbres, où le public découvrira de nombreux documents inédits, manuscrits, sons d’archives, images télévisuelles, photographies, guitares (réunis par Clémentine Deroudille)…

Le monde de Brassens rencontre la vision éclectique, fantaisiste et irrévérencieuse de Joann Sfar, qui a confié la conception sonore de l’exposition à son complice musical Olivier Daviaud.

Commissaiers de l'exposition :
Joann Sfar, Clémentine Deroudille

Conception sonore :
Olivier Daviaud

Conseiller scientifique :
Joël Dugot

Horaires

Du mardi au samedi de 12h à 18h
Nocturne le vendredi jusqu’à 22h (sauf juillet et août)
Le dimanche de 10h à 18h
Ouverture exceptionnelle jusqu’à 20h du 16 au 19 mars

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